Encore une nouvelle revue ?
Trois jeunes géographes du laboratoire GECKO (Université Paris Ouest Nanterre La Défense) ouvrent un nouvel espace de publication en géographie.
Face aux contraintes croissantes du monde académique — formats standardisés, calendrier des revues, injonctions à la performance et logiques de classement —
nous défendons une autre idée de la publication : un moment privilégié d’échanges, où se construisent des idées neuves,
nourries par l’épistémologie, la théorie et l’enquête de terrain.
L’ambition de la revue est claire : mettre en circulation des problématiques émergentes, discuter des méthodes,
rendre visibles des terrains et des positionnements innovants, plutôt que de répondre à une évaluation qui tend à l’homologation
— et, au fond, à l’uniformisation des pratiques de recherche. C’est pourquoi la revue s’inscrit dans un refus du classement de l’AERES,
tel qu’il est conçu aujourd’hui.
Comment renforcer la visibilité des recherches émergentes ?
La géographie diffusée par la revue s’organise autour de cinq « carnets » d’écriture : Carnets de débats, Carnets de recherches, Carnets de lectures, Carnets de terrain et Carnets de soutenances.
Les Carnets de débats ouvrent chaque numéro en mettant en perspective les questions majeures traversant la revue. Animés par des chercheurs confirmés et de jeunes chercheurs, ils prennent la forme d’un texte bref (de 1 à 4 pages) qui fait émerger des axes de réflexion : là où le désaccord persiste, là où le consensus manque, ou là où la discipline a encore trop peu regardé.
Les Carnets de recherches rassemblent des articles (30 000 à 50 000 signes maximum) consacrés aux recherches émergentes. L’enjeu est d’accroître la visibilité d’objets et de problématiques originales : encore peu explorés, parfois périphériques, ou rendus invisibles par les routines disciplinaires.
Construits à partir de récits de journées de terrain et de textes à dimension méthodologique, les Carnets de terrain donnent à lire les « coulisses de la recherche ». Le terrain, matrice centrale des savoirs géographiques, y est envisagé comme un lieu de production d’objets, de pratiques et de discours. Ces carnets encouragent des écritures plus personnelles et moins conventionnelles, dans des formats courts (moins de 25 000 signes).
Les Carnets de lectures proposent une sélection d’ouvrages et de productions commentées sous plusieurs formes :
– Un point de vue critique sur un ouvrage de sciences sociales, en français ou dans une autre langue.
Les comptes rendus d’ouvrages non francophones sont particulièrement appréciés afin de rendre visibles des débats peu présents en géographie française.
– Un entretien critique avec l’auteur d’un ouvrage récent.
– Des comptes rendus de productions non académiques (romans, films, essais, etc.).
Enfin, les Carnets de soutenances souhaitent servir de tremplin aux jeunes docteurs, notamment par l’annonce des thèses soutenues. Chaque notice est accompagnée d’un court texte critique (3 000 à 5 000 signes) présentant la problématique et l’aire géographique étudiée.
Diffusion et calendrier de la revue
Revue électronique en libre accès, Les Carnets de géographes permet de consulter et de télécharger les articles en ligne.
Le format numérique offre deux avantages majeurs : publier plus rapidement et intégrer une grande diversité de supports
(cartes, photographies, documents graphiques). Le contenu s’adresse ainsi à un public large, au-delà des frontières nationales.
Une parution annuelle est envisagée pour le premier numéro, puis un rythme semestriel par la suite.
Les numéros thématiques alterneront avec des « varia », tout en conservant un espace ouvert aux propositions hors thème.
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